Le 5ème canton : du centre au nord de Nice

3ème circonscription des Alpes-Maritimes : le 5ème canton

Le 5ème canton est limité au sud par la rue Vernier, au nord par Saint Sylvestre, à l’Est par les avenues Borriglione et Malausséna, et à l’Ouest par les boulevards de Cessole et Gambetta. Il rassemble des quartiers variés et vivants que les Niçois connaissent et apprécient, des quartiers où l’on vit mais aussi on l’on travaille, des quartiers que l’on traverse car ils relient le nord au centre de la cité. J’aurai à cœur de m’attarder sur quelques uns des secteurs les plus emblématiques de ce canton attachant et dans lesquels vous vous reconnaitrez sans doute.

La « Libération » et le quartier Vernier Gambetta

Nous sommes là au centre de la ville. Par sa proximité de la gare Thiers et de l’avenue Jean Médecin, ce quartier présente tous les atouts pour bénéficier des avantages du centre ville. Malheureusement, en raison de la présence du pont de chemin de fer de la SNCF, on sent comme une coupure avec le centre ville. En outre, depuis quelques années, ces quartiers ont été délaissés, presque abandonnés. A l’exception du tramway qui dessert désormais ce secteur, on ne peut pas dire que la municipalité précédente se soit inquiétée de la qualité de vie de ses habitants. Et même, les finitions du tramway ont été bâclées : éclairage déficient, tentes du marché peu adaptées, mobiliers urbains de qualité médiocre, etc. Ajoutez à cela l’état d’abandon de la « Gare du Sud » qui depuis près de trente ans paupérise tout ce quartier et les quartiers adjacents alors que ce site stratégique devrait être l’un des plus attractifs et des plus agréables de la ville. Enfin, l’absence d’une politique de requalification globale de ce secteur a entrainé une dégradation du bâti et donc une baisse significative de la qualité de vie de ses habitants.

Avec l’arrivée de la Municipalité de Christian Estrosi à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir, les choses sont en train de changer de façon spectaculaire. Enfin un plan d’ensemble va venir redonner à ces quartiers leurs lettres de noblesse et leur permettre de retrouver une attractivité nouvelle.

La Gare du Sud :

Depuis trente ans, toutes les municipalités ont lancé des projets, aucune n’a commencé la moindre des réalisations. Et pourtant cette emprise foncière, l’une des plus belles de la ville, impose qu’on agisse le plus vite possible. En effet, la dégradation du quartier doit beaucoup à l’état d’abandon de la Gare du Sud. Sa résurrection donnera un nouvel élan à l’ensemble du quartier.

Le Maire et notre équipe avons voulu aller vite et permettre de répondre à l’attente de tous les Niçois en lançant un projet aussi ambitieux que raisonnable. En effet, ce projet doit répondre aux attentes du quartier et des Niçois dans leur ensemble mais doit être réalisable sans être insupportable pour le budget de la ville, c’est-à-dire pour le contribuable. C’est pourquoi, dans un partenariat public-privé intelligent et adapté, nous allons réaliser des équipements qui font l’unanimité dans la population. C’est ainsi que la façade de la Gare et le parvis sont en cours de réaménagement. Le bâtiment des voyageurs abritera d’ici l’année prochaine une médiathèque ainsi que des locaux à destination des associations. La grande halle qui abritait naguère les trains se rendant vers l’arrière pays accueillera désormais le grand marché couvert qui manque à Nice. En complément, un multiplexe cinéma viendra apporter une touche culturelle et animera le quartier tandis que de nouveaux commerces s’intègreront dans ce magnifique espace. A cela s’ajouteront une salle de sport ainsi qu’un parc de stationnement souterrain de 750 places. Enfin, la voie des chemins de fers de Provence sera réaménagée en « tram train » permettant de relier la Libération aux quartiers ouest de la ville comme Lingostière, le futur stade de Saint Isidore ou encore la zone industrielle de Carros mais aussi le Centre Administratif Départemental et même l’aéroport. Ce quartier sera donc au cœur d’un ensemble de transport multimodal et donnera donc toute facilité à ses résidents pour se déplacer.

Ce projet aura un effet d’entrainement sur tout ce secteur du centre ville situé au nord de la voie ferrée. Quant au domaine de la SNCF, il est promis à une modernisation de très grande ampleur. En effet, d’ici à 2015, la gare de Nice Thiers va connaitre une métamorphose sans précédent. Avec un réaménagement général, une nouvelle entrée monumentale sur l’avenue Jean Médecin au droit de la station de tramway, la Gare va devenir l’une des plus modernes et attractives de France, digne de la capitale de la Côte d’Azur. Dans un second temps, une passerelle reliera d’ailleurs la gare à la rue Reine Jeanne et l’ouvrira donc vers le quartier Vernier. Ce projet monumental est lancé, les travaux commenceront dès 2011 pour s’achever en 2015.

Ainsi, la SNCF ne constituera-t-elle plus une coupure mais un trait d’union. L’avenue Malausséna, du nom du premier Maire de la ville de Nice devenue Française située entre la Gare Thiers rénovée et le nouveau complexe de la Gare du Sud est appelée à devenir le noble prolongement de l’avenue Jean Médecin elle-même en cours de requalification. Après de longues et douloureuse années d’attente à cause de l’inertie de municipalités précédentes qui manquaient d’ambition, on peut dire que cette fois ces projets sont bel et bien lancés.

L’avenue Borriglione :

Les anciens se souviennent de la double rangée de platanes qui bordait cette avenue et lui donnait un aspect si chaleureux. Malheureusement, dans les années 60, les arbres furent coupés pour laisser plus de place à l’automobile. Cette avenue commerçante accueillait une clientèle à la fois locale provenant des quartiers environnants mais aussi des habitants des collines proches comme Gairaut ou Cimiez. Avec l’arrivée du tramway, le commerce a beaucoup souffert de la perte de la clientèle de passage. C’est pourquoi, dès notre élection à la Mairie, Christian Estrosi a mis en place une tarification du tramway permettant aux usagers de descendre et de remonter dans les rames pour faire leurs courses sans aucun supplément. Néanmoins il reste beaucoup à faire pour animer cette belle avenue où les commerçants continuent de faire des efforts pour offrir une palette de produits de qualité très appréciée par la clientèle. Nous avons commencé à lancer des projets d’animation. Ceux-ci se poursuivront en collaboration avec les commerçants et les associations de quartiers.

Par ailleurs, les commerçants mais aussi les habitants de ce secteur souffrent du manque de places de stationnement. Outre le parc auto de 750 places qui sera réalisé sous la Gare du Sud, notre municipalité s’est engagée à réaliser un parc auto supplémentaire sous la place Jean d’Arc. Ceci permettra de donner un bol d’oxygène en matière de stationnement à tout ce quartier dont les immeubles anciens ne disposent pas de garages.

Le boulevard Gorbella :

L’un des boulevards les plus larges de Nice. Cette artère qui relie le nord de Nice à la place Boyer, -que les Niçois continuent d’appeler la place de la « Dominante »-, fut l’une des premières réalisations du Maire Jean Médecin lors de son premier mandat en 1928. Ce boulevard fut qualifié, à l’époque, de projet démesuré car il avait été tracé en pleine campagne, au milieu des cressonnières. De chaque côté du boulevard une rangée de platanes assurait l’ombre nécessaire dans la période estivale. Au fur et à mesure de l’expansion de la ville, ce boulevard fut bordé d’immeubles d’habitations qui lui donnèrent un aspect moins bucolique et plus urbain. Dans les années 70, avec l’arrivée de l’autoroute A8, le boulevard Gorbella devint même une nouvelle porte d’entrée de la ville, avec le flot de voitures et donc de nuisances inhérents à ce statut.

La précédente municipalité décida de créer la première ligne de tramway Nord Sud en empruntant le boulevard Gorbella. On peut en accepter le principe. Néanmoins j’émettrai deux critiques à cette réalisation : je regrette que l’on ai procédé, sans aucune raison valable, à l’abattage des platanes qui ornaient ce boulevard et d’autre part je déplore que le passage du tramway se fasse sur une plateforme de bitume au lieu d’une pelouse comme c’est le cas au boulevard Saint Roch ou encore au boulevard Jean Jaurès. Cela aurait donné un aspect plus gai et plus écologique à ce quartier et le boulevard aurait constitué une remarquable coulée verte.

Aujourd’hui le boulevard Gorbella a besoin d’animation de façon à redonner une vie plus conviviale à tout un quartier. J’ai commencé à le faire en procédant au réaménagement de la place Fontaine du Temple qui dispose désormais d’un marché avec des tentes qui rappellent le Cours Saleya et avec l’installation d’un manège pour enfants. D’autre part, grâce à la centralisation des services du Pôle de Proximité municipal et à l’aménagement de la médiathèque ouverte à l’attention des petits mais aussi des adultes, nous avons apporté de nouveaux services à la population du quartier. Dans le même temps, la maison qui abritait l’ancienne Direction du Territoire au 54 avenue du Ray est désormais mise à la disposition des associations du quartier. Ce sont là autant d’aménagements attendus par les habitants qui sont d’ores et déjà réalisés.

Néanmoins, rendre convivial ce quartier passe aussi par des animations de qualité. J’ai initié, depuis deux ans, des animations de Noël par exemple, sur l’ensemble des places de Nice Nord (Fontaine du Temple, Boyer, Alexandre Médecin, Goiran). Ceci s’est multiplié et se poursuivra car le succès populaire remporté par ces animations démontre l’attente des populations en la matière. Par ailleurs, nous avons organisé, avec les commerçants de Gorbella, une grande braderie sur le boulevard qui, l’espace d’une journée, a été rendu aux piétons. L’immense réussite de cette opération m’encourage à renouveler ce type d’opération bénéfique pour tout le monde.

Le boulevard Gorbella est un boulevard commerçant mais aussi un point de rencontre culturel grâce à la programmation du Théâtre de la Tour. Nous avons procédé au réaménagement de cette salle de spectacle afin de la rendre accessible aux personnes à mobilité réduite.

Le Ray (Lou Ray) :

Le Ray est intimement lié au football et à l’OGCNice en raison de la présence de son stade emblématique. « Lou Ray » pour certains Niçois ou le Ray (prononcer « Raï ») pour d’autres, a vu des générations de supporters du Gym se succéder pour soutenir les Aiglons. Dans les années 70, une nouvelle tribune fut construite tandis que certaines autres étaient démolies et remplacées par des tribunes métalliques. Aujourd’hui notre stade n’est plus homologué et les autorités du football nous imposent la construction d’un nouveau stade si l’on veut que l’OGCNice continue d’évoluer dans l’élite du football.

Pouvait-on et devait-on reconstruire le nouveau stade sur le site de l’ancien ? Plusieurs raisons ont milité pour que le futur stade soit construit dans un autre quartier. La première et incontournable était que, si l’on devait reconstruire le stade au Ray, alors il fallait que l’équipe déménage dans un autre stade pendant deux ans. Un tel déplacement aurait sans doute entrainé la mort du club. La seconde raison était que la construction d’un grand stade, pouvant accueillir l’Euro de Football en 2016, n’était pas possible dans un quartier aussi dense que le Ray. Il faut, en effet, prévoir les espaces de stationnement ainsi que les axes de circulation dimensionnés. Dès lors il fut décidé de construire le nouveau stade à Saint Isidore.

Je pense qu’il s’agit d’une chance pour le quartier de voir cet équipement transféré à l’ouest de la ville. En effet, on ne peut pas dire que les installations du stade actuel soient valorisantes pour le quartier : la tribune ouest est un affreux mur de béton qui enlaidit l’environnement. D’autre part, les soirs de matchs, surtout quand il s’agit de rencontres importantes, la circulation et le stationnement dans le quartier sont impossibles. Avec le déménagement du stade du Ray, une opportunité nous est donnée de doter le quartier de nouveaux équipements et services à destination de la population. Contrairement à ce que certains veulent faire croire et qui ne sont en rien des informations fondées, il n’y a pas de projet « ficelé » sur ce secteur aujourd’hui. La volonté du Maire et de notre équipe municipale est d’ouvrir la concertation avec les habitants du quartier comme nous l’avons fait pour l’aménagement de la gare du Sud de façon à ce que les futurs équipements répondent aux attentes de la population. C’est en tout cas un magnifique challenge sur lequel je souhaite que nous travaillions tous ensemble.

Le boulevard Cessole :

Le boulevard de Cessole constitue avec le boulevard Gambetta un long axe nord-sud rectiligne, le seul qui débouche d’ailleurs directement sur la Promenade des Anglais. L’arrivée du tramway a d’ailleurs eu pour conséquence d’augmenter sensiblement le flux de circulation automobile sur cet axe. Nous devons donc veiller à la sécurité des piétons en renforçant les moyens de contrôles sur cet axe. Le quartier, notamment vers la place Goirand, connait des problèmes de stationnement sur lesquels nous sommes en train de travailler. En effet, le nombre de véhicules des résidents est supérieur aux possibilités d’accueil des garages des immeubles riverains.

Par ailleurs, avec mon collègue Daniel Benchimol, Adjoint au Maire délégué à la santé et Conseiller Général du 11ème canton voisin, nous avons travaillé pour la création d’un centre social du Département en cours d’aménagement dans l’ex immeuble de la Compagnie des Eaux. Cette réhabilitation exemplaire deviendra un lieu d’accueil pour tous les habitants du quartier qui en bénéficieront.

Saint Barthélémy :

La culture est à l’honneur. Avec le Prieuré du Vieux Logis et la Villa Arson, le quartier de Saint Barthélémy est ouvert à la culture. La Villa Arson, longtemps repliée sur elle-même, s’est désormais ouverte sur l’extérieur et donne de ce quartier mais aussi et surtout de la ville de Nice une coloration culturelle de grande intensité. Je souhaite œuvrer pour renforcer cette vocation culturelle en étant à l’écoute de tous les projets susceptibles de voir le jour et de rehausser l’image du quartier.

Le Passage à Niveau :

Il y a ceux qui se souviennent encore de l’époque des gardes barrières qui barraient le passage entre Cessole et Gambetta ou encore dans la rue Dabray au passage des vieilles et poussives « Michelines ». Ce temps est révolu ! les barrières ont cédé la place à des feux tricolores mais le passage à niveau continue à porter son nom comme s’il n’y en avait qu’un seul à Nice. Il est vrai que ce secteur de la ville est aussi un lieu emblématique. C’est notamment à partir du boulevard de Cessole que la résistance Niçoise s’est organisée en 1944 pour faire échec à l’occupation Allemande. La Libération eut lieu le 28 août 1944, comme en atteste le monument érigé sur la place du même nom.

Avec la transformation de la Gare du Sud et notamment de la ligne des Chemins de Fer de Provence en « Tram train » qui reliera le centre de la ville aux quartiers ouest, le quartier du Passage à Niveau va se trouver à proximité d’un des axes principaux de transports en commun en site propre. Non seulement il sera très facile de rejoindre la plaine du Var mais il sera également très aisé de se rendre au complexe Gare du Sud et de trouver sur site la correspondance avec la ligne 1 du tramway. Le parc de stationnement de la Gare du Sud permettra aussi de répondre aux nombreuses demandes des habitants du quartier. D’une façon générale, ce secteur bénéficiera largement des retombées positives de l’opération de la Gare du Sud.