CQUÉ – Attentat à Nice du 14 juillet

je suis Nice

ATTENTAT À NICE

Vendredi 15 juillet 2016

Rudy SALLES :”François Hollande avait à choisir entre la guerre et l’inaction ; il a choisi l’inaction et nous avons la guerre.

Sa réaction : “hier soir, une barbarie aveugle et sans nom a frappé Nice, ma ville. Après avoir assisté aux feux d’artifices, j’ai connu une scène de panique, de guerre et de chaos. J’ai été véritablement choqué. Choqué par une volonté inhumaine de tuer un maximum de personnes, choqué par la terreur qui a envahi une foule immense et innocente, choqué par les parents, les frères, les sœurs ou les amis qui recherchaient leurs proches disparus. Durant la nuit, je suis revenu avec Bernard CAZENEUVE et Christian ESTROSI sur les lieux de ce massacre. J’ai eu l’impression de découvrir un véritable champ de bataille, entre les morts, les blessés et les gens traumatisés. Seules les poussettes, les vélos d’enfants nous rappelaient tragiquement que ce périmètre n’était pas fréquenté par des soldats mais par des familles entières.

Comment ne pas imaginer être à la place de ces gens, de ces victimes, de ces familles ? Je leur adresse avec beaucoup d’émotions mes pensées les plus fortes et les plus réconfortantes.

Hier soir, Nice a saigné, Aujourd’hui Nice est triste et en colère. Une colère à vif et sourde liée à une incompréhension collective : combien faudra-t-il de morts pour que notre Gouvernement agisse !
Face à cet énième massacre organisé, ce Gouvernement aux « réactions éphémères » apparaît comme un bateau ivre dont le capitaine a quitté depuis très longtemps la barre. Nous sommes en situation de guerre contre un terrorisme qui n’a aucune limite, qui tue, qui écrase des enfants et des femmes enceintes à la volée.

Dans un contexte d’État d’urgence, les « actions » du Gouvernement ne sont toujours pas à la hauteur. Les revirements sur la déchéance de nationalité, les choix sécuritaires non assumés, inadaptés ou voire inexistants et enfin, les rivalités médiatisés aux teintes présidentielles ne font et ne feront pas de cet exécutif, un gouvernement de guerre.

François Hollande avait à choisir entre la guerre et l’inaction ; il a choisi l’inaction et nous avons la guerre.

Aujourd’hui, nos forces de l’ordre fatiguées et incomprises sont à bout. Elles sont admirables. Nous devons les soutenir, et répondre à leurs attentes. L’État d’urgence permet de mettre en place des décisions rapides, efficaces et attendues par tous. Nous avons été attaqués hier, 14 juillet 2016, jour de fête nationale, le symbole de la révolution française, qu’attend le Gouvernement pour incarner cet héritage républicain ?