Le rétropédalage de Najat VALLAUD BELKACEM sur la suppression des classes bilangues

Audition-Najat-Vallaud-Belkacem720x434COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Vendredi 22 janvier 2016

Réforme du Collège – fermeture des classes bilangues

Rudy SALLES : “suppression des classes bilangues : un rétropédalage tardif et poussif de Najat VALLAUD BELKACEM !

Dans le cadre de la présentation de la Réforme du collège, il y a presque un an, la Ministre de l’Éducation nationale, Mme Najat VALLAUD BELKACEM décidait la suppression ferme et unilatérale de toutes les classes bilangues.
Depuis, le député Rudy SALLES, Porte-parole du Groupe UDI à l’Assemblée nationale, n’a eu de cesse de lui témoigner son opposition sur l’ensemble de cette réforme « gadget » et notamment sur ce point, en particulier.

Jamais acceptée par la Communauté éducative, suscitant une inquiétude chez nos amis allemands, cette suppression fera, aujourd’hui, l’objet d’un réaménagement.

Rudy Salles précise : « à l’image des autres mesures « Gadget » de la Réforme du Collège de Mme Najat VALLAUD BELKACEM, la suppression totale des classes bilangues était une terrible erreur. Malgré cela, la Ministre de l’Éducation était arc-boutée sur sa décision.

Depuis la récente publication (décembre 2015) du rapport parlementaire sur les politiques de Mixité sociale dans l’Éducation nationale dont j’ai eu le plaisir d’être le rapporteur, la situation aurait brutalement changé. En effet, dans nos travaux (avec le Député Yves Durand), les différents acteurs de la communauté éducative que nous avons rencontrés étaient unanimement contre cette mesure. Les conclusions de notre rapport auraient-elles, depuis, influencées Najat VALLAUD BELKACEM ?

Aujourd’hui, la Ministre a décidé de faire un rétropédalage, qui pouvait être largement évité avec, il y a un an, un travail plus attentif et participatif. Au final, les classes seraient maintenues à 70% sur le territoire national, 100% à Paris, 90% dans les académies de Marseille et de Nice.

Cet échec de la méthode est grave, là où l’École a un besoin crucial de réactivité et de réponses efficaces à tous ses maux. J’espère que sa prise de conscience ne s’arrêtera pas à ce point. Je ne manquerai pas de continuer à lui rappeler les autres mesures à rectifier rapidement dans l’intérêt direct de nos enfants. »

Présentation du rapport sur la mixité sociale dans l’Éducation nationale

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mercredi 2 décembre 2015

Mission d’évaluation des politiques publiques en faveur de la mixité sociale dans l’Éducation nationale

IMG_0578 500Rudy SALLES : “le manque de mixité sociale au collège et au lycée notamment est un des meilleurs terreaux à toute radicalisation.

Réuni le 1er décembre 2015, le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) a autorisé la publication du rapport de MM. Yves Durand (SRC) et Rudy Salles (UDI) sur les politiques publiques en faveur de la mixité sociale dans l’éducation nationale.

Pour élaborer ce rapport, MM. Yves Durand et Rudy Salles ont entendu près de 170 personnes à Paris, en régions, en Belgique et aux Pays-Bas, et mandaté un prestataire pour réaliser une étude sur les établissements scolaires des agglomérations de Lille et de Nancy.
À l’issue de leurs travaux, les rapporteurs constatent qu’en favorisant la recherche de « l’entre-soi », notre système scolaire n’échappe pas à la ghettoïsation et figure parmi les plus ségrégués de l’OCDE. Cette ségrégation est à la fois sociale, pédagogique et budgétaire.

Ils considèrent que l’école n’a pas vocation à rétablir la mixité sociale là où les politiques du logement ou de la ville ont échoué. La mixité sociale ne peut pas être l’objectif premier de l’éducation nationale dont le rôle est avant tout d’améliorer les conditions de scolarisation pour permettre la réussite de tous les élèves. Rudy Salles souligne l’aggravation du phénomène avec la suppression récente des classes bilingues voulue par la Ministre de l’Éducation nationale, Mme Najat Vallaud-Belkacem. Plus largement, cette ségrégation constatée est grave car elle oblige les professeurs à diminuer leurs exigences pédagogiques. Enfin, le député niçois insiste sur un point qui prend toute son sens aujourd’hui : le manque de mixité sociale au collège et au lycée notamment est un des meilleurs terreaux à toute radicalisation.

Même si elle mérite d’être ajustée en fermant les établissements ghettos et en expérimentant de nouvelles modalités d’affectation des élèves, la carte scolaire n’est pas un outil efficace de mixité sociale. L’essentiel de la réponse à la ségrégation se situe ailleurs, dans la réforme des pratiques pédagogiques et la révision du modèle d’allocation des moyens. À cette fin, les rapporteurs font des propositions autour de quatre axes :
– mobiliser davantage les équipes pédagogiques, en mettant fin aux pratiques de séparatisme scolaire et en augmentant la participation de l’enseignement privé à la promotion de la mixité ;
– évaluer les établissements au lieu des enseignants, en tenant compte de l’ensemble des paramètres de réussite et de climat scolaire ;
– centrer l’allocation des moyens sur les besoins des élèves, en affectant les enseignants sur des postes à profil et en calculant les dotations globales horaires des établissements en fonction des résultats des élèves et du niveau de diplôme de leurs parents ;
– mieux réguler l’offre éducative d’excellence, en favorisant son implantation dans les établissements évités et en conditionnant son maintien au respect de la mixité scolaire.